Infidélité gros plan sur la maîtresse(© iStock)

Il existe trois différents types de maîtresses. D'abord, il y a celle qui cherche uniquement à assouvir des besoins sexuels. «Elle sait que l'homme infidèlel ne veut pas s'engager et ça fait son affaire», explique la sexologue Geneviève Parent. Il y a aussi la romantique qui espère éventuellement une relation plus stable. «Pour elle, ça va au début, mais ça dérange à un moment donné et elle va en souffrir», ajoute-t-elle. Puis, il y a la femme déjà en couple qui souhaite vivre une relation extraconjugale pour assouvir un manque affectif ou sexuel. Cette dernière ne mettra jamais de pression sur son amant afin qu'il quitte sa partenaire pour elle.

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Chloé, une jeune professionnelle au début de la trentaine, a entretenu il y a plusieurs années une relation de six mois avec Marc, marié depuis 13 ans et père de deux enfants. Elle confie qu'elle n'espérait pas qu'il quitte sa femme, afin d'éviter d'être blessée. «Je souhaitais une relation normale, mais je savais que les chances étaient minimes que ça arrive», dit-elle. Elle lui a déjà dit qu'elle ne resterait pas longtemps sa maîtresse. «Je voulais le tester. Voir s'il allait bouger...». Elle ajoute avoir souvent hésité à continuer la relation. Son amant se montrait rassurant et elle en oubliait tout le reste, aveuglée par ses sentiments. Car la relation n'était pas purement sexuelle. «Il faisait tous les efforts possibles pour qu'on puisse se voir et me faisait sentir exclusive. Il ne cherchait pas à me cacher», affirme Chloé.

C'est le besoin d'affection, mais aussi le manque de confiance et d'estime d'elle-même qui ont mené Chloé à accepter d'établir une relation dans laquelle elle n'avait aucun pouvoir. Elle avoue qu'à cette époque, elle se questionnait à savoir si elle méritait l'amour d'un homme. «Je ne me disais pas que je méritais rien que ça, mais pas loin... », confie-t-elle.